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ECOTRAIL DE PARIS : LES SUDISTES A L’HONNEUR





La douzième édition de l’Ecotrail de Paris a réuni 11 500 coureurs sur les quatre distances proposés aux coureurs. Les profils des différents distances plutôt roulant ont vu des victoires de coureurs plutôt habitués à courir sur des profils montagneux. Le 80 kilomètres est une manche du TTN long.



ECOTRAIL 18 KMS : LE TEAM VIBRAM A LA FÊTE
Podium Hommes 18 kilomètres

Trois mille deux cent coureurs ont pris le départ de ce dix huit kilomètres. Chez les hommes, la victoire est au Suisse Roberto DELORENZI du Team Vibram devant le français Sebastien LEDAY et le lituanien Gediminas Grinius ( Team Vibram ). Tant dit que chez les femmes la victoire est revenue à Fanny LEVESQUE. A 2 minutes, Cécile LENNOZ GRATIN prendra la deuxième devant l’ultra-traileuse du Team VIBRAM Audrey BASSAC.



ECOTRAIL 30 KMS : LES COUREURS DU SUD OUEST VICTORIEUX
Podium Femmes du 30 kilomètres

Près de 3 000 coureurs franchiront la ligne d’arrivée. Chez les hommes, c’est l’homme du CA BALMA Baptiste LEGUEVAQUE qui l’emporte avec deux minutes d’avance sur Guillaume LECALLIER. Eddy BARAS viendra prendre la troisième place. Tant dit que chez les femmes, Mylene BACON vainqueur déjà en 2018 et 2017 remporte à nouveau ce 30 kilomètres. Elle termine à la onzième place au scratch. Dix huit minutes plus tard, Aurore MONRIBOT finira deuxième. Violette MERCIER prendra la troisième place.







ECOTRAIL 45 KMS : VICTOIRE DES SUDISTES

Un peu plus de 2 000 coureurs seront finishers de l’écotrail 45 kilomètres 2019. Chez les hommes, la victoire est revenu à Julien Jorro. C’est avant de retrouver les quais à Saint Cloud qu ‘il a pris un peu d’avance sur ses concurrents pour la victoire. A 4 minutes, David GARNIER prendra la deuxième. Le vainqueur sortant Bertrand Gence complétera le podium masculin. Il est à noter que Bertrand que suite à un contrôle de sac à Saint Cloud, il aura une pénalité de deux minutes car il manquait 50 cl. Chez les femmes, Mélanie Egalon est passé en tête dès le premier ravitaillement. Au fur et à mesure de la course, elle augmentera son avance. Il avait quatre minutes et quarante secondes d’avance avant de rejoindre les quais à Saint Cloud. Elle perdra un peu de temps sur la partie route. Elle passera la ligne d’arrivée au pied du Trocadéro avec 4 minutes et 14 secondes d’avance sur Marlène CONAN. Trois minutes et trente secondes plus tard, Marlène CONAN viendra compléter le podium féminin.



QUATRE QUESTIONS A JULIEN JORRO ( TEAM GARMIN ADVENTURE )

Tu es plus habitué à courir des trails et ultras montagneux. Comment as -tu trouvé le parcours de l’ecotrail ?
J’ai trouvé la course usante et cassante. Il y a beaucoup de changements de rythme. La course était belle. On est quasiment tout le temps en forêt. Il y a seulement les huit derniers kilomètres à la sortie du Parc de Saint cloud qui sont sur la route. De plus, courir entre le château de Versailles et la Tour Eiffel. Ça a de la gueule !

Comment s’est passé ta course ?
Elle s’est bien terminée mais j’ai eu une fin difficile. Sur les sept derniers kilomètres, je n’arrivais plus à relancer mon allure. J’avais des crampes. Je suis content de ma place. Mais au niveau du chronomètre, je suis un peu déçu.

Reviendras tu un jour sur le 80 kms pour monter en haut de la Tour Eiffel ?
Je ne sais pas encore. Je l’ai déjà couru en 2010. Là cette année, je vais me tourner ensuite sur l’UTMB, avec une deuxième partie de saison plus montagneuse.

Après couru le 45 kilomètres, trouves tu justifié les critiques que l’écotrail reçoient sur les réseaux sociaux ?
Il est de bon ton de critiquer cette course mais les gens oublient que le trail ce n’est pas que de la montagne. Le trail est né aux US. La plupart des courses étaient sur des chemins larges et assez plats avec peu de technicité. Finalement cette course est sur ce format.Nous faisons un beau sport qui permet de courir un peu partout et sur tout type de format, de lieu. En plus cette course est une belle épreuve du calendrier français qui regroupe plus 10 000 participants. Et il est toujours intéressant de changer de formats et de se confronter à d’autres types de profil de parcours.



SEPT QUESTIONS A MELANIE EGALON

C’était une course objectif ou une course de préparation pour un objectif futur ? 
C’était une course objectif et une étape pour mes objectifs principaux ! Je n’ai pas couru beaucoup de 45km et plus. Et 45 kilomètres avec 1 000 D+ permet de mettre en confiance pour mes prochains objectifs qui seront la Transjutrail en Juin et le grand Trail des Templiers en octobre. 

Pourquoi avoir participé à l’écotrail de Paris ?  
J’ai habité à Paris pendant 6 ans. A l’époque, je courais sur route pour des questions pratiques. En déménageant à Marseille il y a 5 ans, j’ai basculé sur le trail. Je m’étais toujours dit que je testerai un jour cet Ecotrail. J’avais d’abord envisagé le 80km. Mais mon activité professionnel étant très intense en ce début d’année et les bobologies persistants, j’ai préféré maximiser ma préparation sur du plus rapide et plus court.

Comment as tu trouvé le parcours ?
Superbe ! J’ai été agréablement surprise en fait. Je connaissais un peu de chaque forêt. Mais le parcours dans la globalité est bien dessiné. Je me suis faite avoir par les huit premiers kilomètre plats à Versailles en partant très vite. J’ai surtout adoré les bosses et la forêt ! C’était calme, c’était varié, c’était chouette.

Que retiendras tu de cette victoire ? 
La 1ère chose, c’est le plaisir. J’avais très envie de m’amuser, de retrouver les copains, de rencontrer, de partager, de me challenger. La seconde chose, c’est que j’ai encore beaucoup à apprendre sur ces distances comme courir à son rythme dès le début… 

Comment s’est passé ta course ? 
En trois parties je dirais. Après un départ rapide même trop rapide, car je me suis laissée entraîner. Cela m’a coûté beaucoup d’énergie. Alors que le plan de course consistait plutôt à monter en puissance. Puis une seconde phase de gestion ( du 10 au 26 ème kilomètres ) où je me sentais plutôt bien. A partir du 30ème kilomètres, mon erreur d’être parti vite sur les dix premiers s’est faite ressentir avec des douleurs de jambes très fortes ( genre comme le fameux mur sur marathon ). Pour terminer la course et garder mon avance, j’ai dû puiser et le tête a pris le relais ensuite.

L’Ecotrail est souvent critiqué sur les réseaux sociaux, trouves tu cela justifié ? 
Longtemps je me suis demandée à quoi l’Ecotrail pouvait ressembler, avec ce scepticisme sur le côté « nature ». Pour certains, le trail c’est la course en montagne. Mais comme souvent, on critique quand on ne connait pas ou quand on a des idées arrêtées. Ce que j’aime dans ce sport : c’est l’absence d’une définition précise et la diversité permanente. Vous pouvez courir un trail avec 1 500 D+ comme une course en montagne, comme une course dans le Limousin plus vallonnée mais sans sommet ou dans les Calanques en marchant énormément à cause du terrain technique. Tout en prenant un maximum de plaisir et de découverte dans toutes toutes les types de terrains. C’est ce que je viens y chercher, dans ce sport, en variant au maximum mes terrains de jeu. Et l’Ecotrail de Paris n’a rien à envier aux autres événements. 

Recommandes tu l’ecotail et pourquoi ?
Oui carrément. Premièrement, car j’ai adoré la forêt, découvrir des sentiers très chouettes et me dire que j’allais tout droit à la Tour Eiffel. Pour l’état d’esprit, j’ai passé de super moments avec les autres coureurs. J’ai été surprise par tous les encouragements des hommes que j’ai croisé, doublé, ou qui m’avaient challengé. Une bonne ambiance réside dans cette course, et j’y retrouve ce que j’aime.







ECOTRAIL 80 KMS

Un peu plus de deux mille coureurs monteront en haut de la Tour Eiffel. Chez les hommes, les coureurs favoris à la victoire feront course commune pendant une quarante de kilomètres. Ce n’est qu’entre Chaville et Meudon qu’on notera les premiers écarts. Pas de gros écarts mais la course commencent réaliser pour les favoris. Benoit Cori a pris la tête pour ne plus la quitter jusqu’à l’arrivée. Il devancera Jonathan PARISE de trois minutes. Et trois minutes et quarante plus tard, Steve LECLERC prendra la troisième place. Chez les femmes, Jennifer LEMOINE est passé en tête au premier ravitaillement. A Meudon, la championne de France de Trail Maryline NAKACHE a pris la tête avec une confortable avance. Elle compte neuf minutes d’avance sur Jennifer Lemoine. Et à une poignée de secondes, on retrouve une habitué de l’écotrail Sylvaine CUSSOT. Maryline va augmenter son avance sur la deuxième partie. Sylvaine prendra la deuxième sur Jennifer. Maryline franchira la ligne d’arrivée avec onze minutes et trente deux secondes d’avance sur Sylvaine CUSSOT et vint neuf minutes sur Jennifer LEMOINE.


7 QUESTIONS A NAKACHE MARYLINE

C’était une course objectif ou une course de préparation pour un objectif futur ?
C’était un peu les deux! Sous les conseils de mon coach Samuel Bonaudo, j’ai pas mal travaillé ma vitesse de course cet hiver afin d’être la plus performante possible sur les championnats du monde de trail de juin 2019 qui seront d’une distance assez courte. J’ai notamment  participé à des trails courts, des cross, et à un semi-marathon. L’écotrail permettait de finir ce cycle d’entrainement et de tester ma capacité à courir à une certaine vitesse sur une distance longue. Elle restait une course objectif tout de même, car il s’agit d’un beau défi!!!

Pourquoi avoir participé à l’écotrail de Paris ? 
Pour les raisons évoquées ci-dessus, et parce que je n’avais jamais couru à Paris! C’était pour moi une jolie façon de découvrir la région île-de France! Le parcours proposé est complet, avec notamment une arrivée magique au premier étage de la tour Eiffel !

Comment as tu trouvé le parcours ? 
Très varié au final, alternant routes, forêts, parcs, châteaux, escaliers…C’est une belle ballade touristique! Mais tout de même difficile car le parcours est très roulant pour moi la traileuse de montagne plutôt habitué aux changements de rythme, aux parcours techniques, avec des alternances courses/marches! 

Que retiendras tu de cette victoire ? 
L’ambiance parisienne, l’arrivée le soir dans le centre de Paris et la montée bien méritée au premier étage de la tour resteront des souvenirs inoubliables!!!

Comment s’est passé ta course ?
J’ai serré les dents sur les 20 premiers kilomètres pour essayer de suivre les premiers qui partaient très (trop) vite en me disant que je ne tiendrais jamais comme ça tout le long! Puis forcément, pour ne pas craquer, j’ai ralenti un peu pour me mettre à un certain rythme de croisière que j’ai essayé de maintenir jusqu’au bout. C’est comme cela que j’ai pu rattraper petit à petit Sylvaine puis Jennifer. Après comme toutes les courses longues, il y a des passages où l’on se sent vraiment bien, et d’autres moins…Ce qui m’a beaucoup aidé lors de ces passages difficiles c’est les encouragements des bénévoles, des spectateurs, et la présence de mon entraineur qui était là pour me soutenir et me rebooster! Merci beaucoup à lui!

L’ecotrail est souvent critiqué sur les réseaux sociaux, trouves tu cela justifié ? 
Oui et non! Cette course reste une course nature avec beaucoup de passages en forêt. C’est une façon plutôt originale de découvrir notre capitale et ses alentours. Le parcours est vraiment sympas et l’organisation, qui ne doit pas être évidente avec le nombre de coureurs présents et les parcours qui ne sont pas en boucle, au top! Ce qui est surtout critiqué, je pense, c’est le qualificatif de « trail ». En effet, de mon point de vue, il s’agit plus d’un cross « géant » que d’un vrai trail ! Mais en même temps, nous savons à quoi nous attendre lors de l’inscription. La région parisienne n’est pas connue pour ses gros dénivelés. Moi qui adore la montagne, j’ai tout de même passé un très bon moment. C’est bien de pouvoir varier les types de terrains!

Recommandes tu l’ecotail et pourquoi ? 
Oui, je pense que c’est une course mythique à faire au moins une fois dans sa vie de sportif, rien que pour la découverte originale de Paris!





QUATRE QUESTIONS A BENOIT CORI ( TEAM SCOTT )

Pourquoi es tu venu courir l’écotrail de Paris ? C’était un objectif ?
Oui c’était une course objectif. Je suis venu courir l’écotrail car je n’étais pas monté à la Tour Eiffel. C’était une chose que je voulais vivre.

Comment as tu trouvé le parcours ?
Le parcours est roulant. Il ne présente pas de difficulté particulière. La difficulté de ce trail réside dans le fait qu’il faut courir tout le temps et vite sur une durée de 5 à 6 heures si on veut remporter cette course. Les paysages sont en majorité pas splendide sauf quelques passages.

Comment s’est passé ta course ?
Elle s’est passé comme je l’espérais avant la course. Je voulais rester avec la tête de course jusqu’au trois quart de course avec le groupe de tête. Puis je devais accélérer pour prendre la tête de course. Je n’ai pas eu de coup durant toute la course.

Recommandes tu l’écotrail ?
C’est un trail que je recommande de faire au moins une fois. Côté organisation, cette année tout c’est bien passé ( pas de problème de balisage ). Il faut reconnaître que mettre en place une telle organisation avec une arrivée en haut de la Tour Eiffel. Ca rajoute des contraintes supplémentaires. Ce qui est sûr c’est qu’il ne faut pas venir le faire pour les paysages. Mais d’arriver à la Tour Eiffel ça a un certain charme. Cette arrivée à la dame de fer m’a donné envie de revenir pour le refaire






Crédit Photo : REMI – GUIARD